Santa Susanna de Peralta

Comment arriver?

La localité de Santa Susanna de Peralta est située à l’extrémité sud-ouest de Peratallada, à la frontière avec Sant Climent de Peralta, en prenant pour référence le tracé actuel de la route C-255 qui relie Gérone et Palamós.

À proximité de Santa Susanna, des fragments de poterie très érodés ont été retrouvés autour des restes d’un four datant vraisemblablement de l’époque préromaine ou ibérique. Actuellement, ces restes se trouvent à distance de marche de Can Serra, à proximité d’une carrière désaffectée, et ils sont pratiquement détruits.

Des fragments de tegulae d’origine romaine et des céramiques ibéro-romanes ont été retrouvés dans les champs et les bois à proximité du château. La dispersion et le faible nombre de ces découvertes superficielles et exceptionnelles, ne permettent malheureusement pas de localiser, ni même approximativement, le lieu ou les leiux oùl’ancien site était emplacé.

L’église de Santa Susanna de Peralta est située à environ 200 mètres au nord du château, sur une petite élévation située sur la rive droite de la rivière Peralta. Cette petite église romane, d’une beauté extraordinaire, a une seule nef, ainsi qu’une abside en demi-cercle qui a subi d’importantes réformes aux 17ème et 18ème siècles. Elle doit son état de conservation remarquable à une restauration importante effectuée entre 1976 et 1977. L’abside est décorée de lésènes ou de bandes lombardes et elle est percée par une fenêtre à double battant avec des arcs en plein centre.

Du côté nord de l’église, près du côté oriental de la nef, s’élève un clocher carré inachevé ou partiellement démoli. À ce jour, seule la partie inférieure est conservée, jusqu’à hauteur de la charpente de la nef. Un clocher, également roman, avec deux arcs reposant sur des piliers rectangulaires, s’élève sur le mur oriental de cette construction. L’intérieur du clocher communique avec la nef par un arc en plein cintre de l’époque baroque.

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Autres espaces

Canapost
Espanya Canapost

Canapost est un petit village au pied de collines peu élevées, aux formes douces et arrondies, au sud-est du massif des Gavarres. Le village est formé par un groupe de mas regroupés autour de l’église paroissiale de Sant Esteve, l’un des monuments archéologiques les plus importants de la région.

D’autres mas épars appartiennent également à cette paroisse. Le village est desservi une route pittoresque qui part de Vulpellac et se dirige vers Peratallada et Ullastret. Canapost est séparé de Peratallada par la colline du Torró.

L’élément le plus célèbre de la ville est sans aucun doute l’église paroissiale de Sant Esteve, vraisemblablement dédiée par le passé à Saint-Clet, le troisième pape.

 
 

L’édifice actuel est constitué de diverses structures, issues de périodes de construction successives. L’église se compose de deux bâtiments, préroman pour l’un, roman pour l’autre, juxtaposés à un clocher, également roman. La nef de l’église primitive a subi très peu d’altération et a été classée dans la période préromane II. Cette église magnifique justifie à elle seule une visite à Canapost.

La localité de Canapost est mentionnée dans un document de l’an 901 sous le nom de Caneposto. Dans la fondation de la vie canonique de la Seu de Gérone, en 1019, il est fait mention d’un alleu de la paroisse de Canapost. L’étymologie du nom n’a toujours pas été éclaircie. Selon une théorie, « cana » pourrait signifier « jalon » ou « borne », ce qui serait logique étant donné l’emplacement du village à proximité d’une route ancienne.

Les vestiges archéologiques connus de Canapost permettent d’apprécier la continuité dans la colonisation humaine, depuis l’époque romaine jusqu’à nos jours. Certains présentent un grand intérêt, comme la tombe du haut Moyen Âge, ou tombe du Mas Puig Sec, une sépulture asymétrique anthropomorphe sculptée dans la roche et signalée à l’extérieur par des dalles verticales. Ou encore, les carrières des Clots de Sant Julià qui furent probablement exploitées à une époque antérieure à la romanisation jusqu’au haut Moyen Age, période au cours de laquelle il semblerait qu’un sanctuaire rupestre y ait été édifié. A l’ouest des Clots, à proximité du Mas Ral, se trouve un autre site archéologique avec des céramiques ibériques. Des traces de l’ancienne d’Empúries, l’une des principales voies romaines qui reliait cette ville à celle de Gérone, affleurent également à proximité. D’autre part, au sud de l’église Sant Esteve et des mas avoisinants, se trouvent des vestiges de la présence romaine. Le tout forme un ensemble architectural et archéologique à la fois intéressant et agréable à visiter.

Un autre lieu d’intérêt est le Puig dels Socors.

Des vestiges de l’époque préromaine ont été localisés sur le versant nord-est, à l’emplacement actuel des ruines de la chapelle Mare de Déu dels Socors. Voilà un lieu extrêmement recommandable pour les visiteurs, en particulier pour les vues. Josep Pla décrit le lieu en ces termes : « Les Socors offrent un excellent point de vue sur ce lopin de terre romane, à la pulsation médiévale bien vivante, aux paysages pittoresques sublimes. Du haut de cette petite colline, l’on pourra voir les murs et les tours de Peratallada, Palau-Sator, Boada, Pals, Castell d’Empordà, Llavià, dans un écrin d’une grâce divine ». Les restes de Mare de Déu dels Socors, l’un des temples les moins connus de notre patrimoine architectural, évoquent à la fois beauté et la majesté. Cette chapelle singulière, datant du 18ème siècle, est située à l’ouest de Canapost, au sommet de la colline du même nom. Une tour de défense était autrefois adossée à l’arrière de l’ensemble, qui a perdu sa charpente et une partie des pierres formant les ouvertures, vraisemblablement à la suite à des pillages. En dépit de son charme et de son intérêt, il s’agit d’un élément relativement méconnu, qui ne figure dans aucun des guides touristiques sur la région. Nous recommandons fortement de le visiter, en particulier pour son emplacement privilégié, qui offre une vue magnifique. Josep Pla le considérait comme l’un des plus beaux points de vue sur l’Empordà.

Fitor
Espanya Fitor

Cette localité, à la personnalité et au charme si particuliers, est cachée au milieu de la forêt, au cœur des Gavarres.

Entourée d’une forêt de pins et de chênes parsemée de clairières, elle offre un environnement idyllique pour les randonneurs, cyclistes, trekkeurs ou simples badauds. Ce lieu calme et chargé d’histoire respire une magie particulière. Les vues pittoresques sur la plaine et sa personnalité pleine de charmes ne se dévoilent qu’à ceux qui s’y rendent en personne. 

L’origine du nom de Fitor, « jalon » ou « borne », au sens figuré et littéral, est incertaine. Joan Botey, grand propriétaire et fin connaisseur de la région, pense que le nom pourrait provenir de l’âge d’or du comté d’Empúries (9ème siècle), dont les frontières s’étendaient des Corbières au Roussillon, jusqu’à cette chaîne de montagnes. Le nom apparaît écrit pour la première fois en 948, à l’occasion de la consécration de la paroisse, mais il est déjà établi comme l’un des villages fondateurs de l’actuelle localité. Les montagnes de Fitor attestent d’une présence humaine depuis la nuit des temps. Un nombre important de monuments mégalithiques, dont certains de grande dimension, séparés par une courte distance, évoquent la présence sur le territoire d’une culture bien antérieure à notre ère.

L’ensemble de dolmens le plus dense de la zone des Gavarres, et parmi les plus importants de Catalogne, se trouve à Fitor.

Nombre de ces constructions funéraires, faites de grandes dalles en pierre, conservent l’essentiel de leur structure d’origine en bon état. Fitor compte quinze dolmens, un menhir et plusieurs pierres sacrificielles. Les pierres les plus connues, dont les dolmens « Tres Peus », « Tres Caires » et « Serra de Cals », se trouvent à la Sierra de Cals, qui offre des vues spectaculaires sur le massif des Gavarres. Cliquez ici pour voir les routes qui mènent aux dolmens de Fitor.

L’élément le plus symbolique de Fitor, en dehors de ses forêts, ses routes et ses cours d’eau, est sans aucun doute l’église de Santa Coloma.

Il s’agit de l’un des joyaux des Gavarres, une église romane qui se dresse majestueusement sur une petite plaine. Son grand clocher, visible depuis une grande partie du massif, est sans aucun doute sa caractéristique la plus singulière. L’influence lombarde sur l’art roman catalan est visible dans la décoration des fenêtres de l’étage supérieur du clocher avec une frise d’arcs. L’église fait partie d’un petit ensemble formé par le presbytère et le cimetière. Les chemins les mieux indiqués sont ceux qui partent de Fonteta, de Sant Climent de Peralta, où ils rejoignent la route de Gérone à Palamós, de Mont-ras et du col de la Ganga. 

Outre la valeur historique et patrimoniale des mégalithes et de l’église de Santa Coloma, Fitor offre un excellent environnement pour la pratique d’activités touristiques sportives : cyclotourisme, VTT ou randonnée. Fitor est un endroit spécial, particulièrement indiqué pour tous ceux qui recherchent le calme.

Fonteta
Espanya Fonteta

Le village de Fonteta est situé au pied des Gavarres. Le village forme un ensemble compact de rues étroites autour de l’église paroissiale de Santa Maria.

Certaines de ses rues conservent encore l’ancienne chaussée, ce qui lui donne un aspect rural typique de l’Empordà. Le village est traversé par l’ancienne route qui reliait La Bisbal à la côte, en passant par l’ancienne localité de Fitor. Ainsi, Fonteta a occupé un point stratégique dans le réseau de communication de la région au cours des siècles. Avant son regroupement avec la commune de Forallac, la commune de Fonteta s’étendait sur une superficie d’environ 24 kilomètres carrés, sur le versant nord-oriental du massif des Gavarres. Elle comprenait une petite partie assez plate, limitrophe avec la plaine du Daró. Mais l’essentiel était assez montagneux et s’étendait jusqu’au col de la Ganga, qui fait frontière avec les municipalités de La Bisbal, Cruïlles et Calonge, et jusqu’au versant nord du Puig del Caracol. Au sud, elle fait frontière avec Calonge, Palamós et Vall-llobrega. Elle englobait également les villages de Fitor, d’Abellars et l’ancien village de Torroella de Mont-ras. La source qui a donné son nom au village (« font » veut dire « source » en catalan) continue à couler, à côté de l’église. La source a récemment été rénovée et une plaque explique le lien avec le nom de la localité. Le village rural de Fonteta a été donné par Charles « le Chauve » à l’évêque de Gérone en 844, ainsi qu’un autre village rural appelé Apiliares, généralement identifié comme la localité voisine d’Abellars. En 904, quand l’évêque Servusdei consacra l’église de La Bisbal, il concéda également la dîme et les prémices de l’église de Fonteta. La ville appartint par la suite à la baronnie de La Bisbal. Elle obtint son indépendance au cours du deuxième tiers du 19ème siècle.

Le bâtiment le plus singulier et remarquable du village, exception faite de quelques maisons de grande valeur historique et architecturale, est l’église paroissiale de Santa Maria, dont l’existence est déjà attestée en 904.

L’église actuelle conserve la nef romane du 11ème siècle, qui a été modifiée ultérieurement. L’appareil roman peut être apprécié sur la façade ouest, où une porte Renaissance et une rosace ont été ouvertes. L’église a été restaurée récemment. Les maisons du centre-ville remontent aux 16ème et 17ème siècles, avec des arcades au rez-de-chaussée, des poutres apparentes et des linteaux avec inscriptions et dates. Les rues sont étroites et bien agencées, ce qui contribue à l’aspect traditionnel du village. L’économie du village a été étroitement liée à l’exploitation des ressources naturelles et de l’agriculture. Les populations humaines ont toujours vécu face aux Gavarres, pour travailler la terre fertile de la plaine. De nombreuses traces attestent de cette relation directe, y compris les fours à chaux, qui sont très caractéristiques de la localité.

Situé au cœur du Baix Empordà et à l’intérieur de la Costa Brava, ce village plein de charme et de personnalité offre un cadre idéal pour la pratique d’activités touristiques, car c’est un point de départ et d’arrivée de nombreuses routes de cyclotourisme et de randonnée, dont la plus connue est la route des dolmens de Fitor.

Peratallada
España Peratallada

Situé au cœur de l’Empordà, à quelques kilomètres des plus belles plages et criques de la Costa Brava, le village de Peratallada fait partie la province de Gérone, à mi-chemin entre Barcelone et la frontière française.

Sa facilité d’accès, son climat agréable, le caractère unique de ses fêtes populaires, son riche patrimoine historique et culturel et les activités offertes par la région, font du village de Peratallada un lieu idéal pour passer de bonnes vacances, en couple, avec des amis, en famille ou en solitaire. En plus de son patrimoine architectural et historique, la ville est également connue pour son offre artisanale et surtout gastronomique. Les rues du village regorgent de nombreux restaurants qui complètent idéalement les visites.

Patrimoine historique et artistique et bien culturel d’intérêt national

La ville, déclarée patrimoine historique-artistique et bien culturel d’intérêt national (BCIN), est l’une des plus importantes de la Catalogne, en termes d’architecture médiévale. D’une beauté extraordinaire, elle conserve son aspect féodal, avec des rues étroites et sinueuses, ainsi que de nombreuses entrées et sorties. Parcourir le village permet de découvrir différents points de vue sur le château-fort et les murailles, ainsi qu’un ensemble architectural populaire. Toute la localité est sise sur du grès, travaillé de diverses manières. Il ne fait aucun doute que les plus impressionnants sont les fosses creusées dans la roche, au pied de la muraille.

Ainsi, la signification du nom de Peratallada (« pierre taillée ») saute aux yeux de tous les visiteurs. Peratallada était l’une des villes de Catalogne les mieux fortifiées. Le système défensif était composé de trois enceintes (le château principal au centre et deux autres, au nord et à l’est) protégées par un fossé creusé dans la roche, à une date qui fait débat. Dans les parties encore visibles, le fossé fait de 7 à 8 mètres de profondeur. Les éléments remarquables sont le château fort, avec son donjon, le palais (11-14ème siècles), les murailles (12-13ème siècles) et l’église de Sant Esteve (romane, du début du 13ème siècle). Le grand fossé qui entoure la ville est creusé à même la roche. Toute la ville est sise sur du grès, travaillé de diverses manières. Autre fait remarquable, Berenguer de Cruïlles (1310-1362), évêque de Gérone et premier président de la Généralité de Catalogne, était originaire de cette localité.

Le château de Peratallada, autour duquel s’agglutinait le village, fut le fief de la baronnie des Peratallada, dont la présence est documentée à partir du 11ème siècle. Le château existait déjà en 1065, mais certaines structures architecturales semblent attester d’une présence encore plus ancienne.  Le château fort est perché sur un immense socle de grès naturel, coupé artificiellement pour lui conférer une certaine verticalité.

Le monticule rocheux s’élève de 4 à 5 mètres au-dessus du terrain environnant. Un grand château se dresse au-dessus, avec son donjon caractéristique, ainsi qu’un palais magnifique, orienté vers l’est, qui donne sur la Plaça del Castell. Des restes de merlins (éléments défensifs de pierre massive) confèrent au bâtiment tout son charme et son mystère. Marque distinctive du village, le donjon est rectangulaire et surmonté par des merlins carrés. Il dispose d’une porte avec voussoirs et d’un étage intermédiaire en bois. Il est construit avec des rangées de pierres carrées.

Petra scissa ou Petra Tallada 

Le toponyme de Petra scissa ou Petra Tallada est attesté depuis le 10ème siècle. Plus tard, le nom apparaît, avec quelques légères variantes, soit dans le village, soit dans les noms des membres de la lignée de Peratallada, devenue au fil du temps l’une des plus importantes lignées du Baix Empordà. Par exemple, en 1062, mention est faite d’un certain Bernardi de Patra Taliada ; en 1065, d’un Castro de Petra Taliata. Voici une liste de toutes les variantes du nom : Petrataliata (1088), Petra Taliata (1111), Petra Talata (1112), Petra Incisa et Patra Taiata (1128), Petra tayada (1143), Petra incisa (1169, 1173), Petricissa (1202, 1222), etc.

Sant Climent de Peralta
Espanya Sant Climent de Peralta

Le village de Sant Climent de Peralta provient de l’ancien monastère situé dans une petite vallée des Gavarres, nichée sur le versant nord. À une époque pas trop éloignée, au 18ème siècle, l’église du vieux monastère a été abandonnée pour construire la nouvelle paroisse, à environ deux kilomètres à l’est, à proximité du massif montagneux et plus près de la plaine, pour suivre le mouvement de construction dispersée des mas qui caractérise le site. Comme l’avait déjà remarqué Pella i Forgas, San Climent fut l’une des premières colonies monastiques de bénédictins de la région.

Le monastère était caché dans un recoin de la vallée, au milieu de cultures en terrasses, et à proximité d’une source, aujourd’hui presque tarie. Au cours du haut Moyen Age, la végétation était certainement encore plus ombragée et luxuriante qu’aujourd’hui. Il semblerait que l’endroit ait été peuplé bien avant l’établissement de la colonie monastique. Les tuiles visibles entre les ruines de l’église pourraient provenir de constructions de l’époque romaine. De même, la découverte des vestiges d’une nécropole, avec des tombes protégées par des tegulae, atteste d’une présence préalable aux premiers documents sur la cellule monastique.

Les ruines de l’église du monastère de Sant Climent de Peralta sont connues sous le nom de l’ancienne église de Mas Vidal, une maison du 19ème siècle, actuellement habitée. Ce mas a certainement été bâti en grande partie avec des gravats issus de l’église et peut-être d’autres bâtisses médiévales aujourd’hui disparues.

Les habitants de Sant Climent de Peralta ont toujours vécu de l’agriculture et de l’exploitation des ressources naturelles du massif des Gavarres : liège, bois, charbon, etc. Les mas de la vieille ville ont joui d’une période florissante grâce à l’exploitation du liège. Puis, quand les vignobles en France ont été attaqués par le phylloxéra, un grand nombre de parcelles ont été reconverties en vignobles. Aujourd’hui, le village est composé de plusieurs dizaines de maisons, dont certaines sont utilisées comme résidence secondaire.

 

 Esglise de Sant Climent de Peralta

La Carbonera

 Le four à briques de Can Frigola

Fête du fauchage et battage

À Sant Climent, il est encore possible de goûter à l’atmosphère d’un village étroitement lié au massif. La localité est à proximité des recoins les plus pittoresques des Gavarres, ce qui en fait une destination exceptionnelle pour la randonnée et la connaissance de ce domaine.

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Vulpellac
Espanya Vulpellac

Le village comporte un centre historique de grand intérêt architectural, structuré autour d’un ensemble formé par le château fort et l’église paroissiale de Sant Julià et Santa Basilissa. En 2009, la vieille ville a été déclarée par la direction générale du patrimoine de la Généralité « bien culturel d’intérêt national » (BCIN), dans la catégorie « site historique ».

Le site conserve la plupart des caractéristiques des villages médiévaux catalans. Selon le texte officiel, le village « s’articule autour d’un certain nombre de rues et d’espaces d’intérêt architectural qui invitent à la contemplation et à la marche à pied dans la vieille ville de cette municipalité » ce qui « rend l’intégration et la préservation de ce site historique particulièrement nécessaire ».  

Avant son regroupement avec Fonteta et Peratallada, la vieille ville de Vulpellac s’étendait sur 4,29 kilomètres carrés. La localité englobait une zone vallonnée à l’ouest et au nord-est dont le point culminant est le Puig Negre (alt. 109 m), dans la sierra de San Ramon, qui marque la frontière avec la localité voisine de La Bisbal de l’Empordà. La partie restante est plate et drainée par la rivière Fonteta qui fait partie du bassin du Daró, qui descend des Gavarres. La route de Palamós à Gérone qui passe par La Bisbal traverse ce territoire municipal d’est en ouest. La route départementale commence à l’endroit où la route principale traverse le village de Vulpellac et continue vers Pals, en passant par Canapost, Peratallada et Palau Sator. Comme dans de nombreux villages de l’Empordà, de nombreuses maisons ont été transformées en résidences secondaires et restaurées en respectant leur identité patrimoniale. En dehors du centre historique, de nombreux mas se trouvent disséminés dans la plaine et un peu partout dans la localité. Celle-ci compte deux autres noyaux urbains : le quartier de la Bordeta, qui a émergé au 19ème siècle le long de la route de Gérone, et l’urbanisation de San Ramon Puig.

En raison de son emplacement à proximité de la route qui relie Gérone à Palamós et La Bisbal, un certain nombre d’usines, principalement liées au secteur de la céramique et de la pierre artificielle, se sont installées dans la localité. Pour consolider et gérer ce potentiel, un polygone industriel a été développé dès 1999 et accueille actuellement Nexes, l’incubateur d’entreprises de Forallac, créé dans le but de stimuler l’économie de la municipalité. Il s’agit d'équipements destinés à l’accueil temporaire de petites entreprises pour que les entrepreneurs disposent d’un ensemble de services, à un prix abordable, pour faciliter le fonctionnement de leur entreprise au cours des premières années de développement. 

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